Canaris, dessous de matelas, tire- lit délicatement caché ou enfouit, coffre-fort pour les plus nanti …c’était jadis les moyens pour garder son argent.
Même si ces pratiques tendent à disparaitre, il y en a des gens qui préfèrent encore mettre leur argent en prêt ou dans les tontines.
Avec l’arrivée des mobile money, les ivoiriens préfère y épargner.
Permettre aux individus et aux entreprises d’accéder à une gamme de services financiers à des prix abordables, tel est l’objectif de la finance inclusive.
Mais, Celui-ci tarde à se matérialiser dans notre pays car le taux de bancarisation reste faible.
Selon le président de l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés de côte d’Ivoire (APSFD-CI) M. Yao George Kouassi, il existe deux taux de bancarisation en côte d’Ivoire à savoir 12% et 20%. Extrait de l’inter du mardi 12 décembre 2017 N° 5841.
Le taux de 12% concerne les personnes ayant un compte bancaire et qui mène des opérations sur ce compte.
Celui de 20% représente les personnes ayant un accès à des services financiers de transfert d’argent et de réception d’argent.
Dans ce taux, la part de la micro finance est de 6%. Cependant, quelles sont les raisons du faible taux de bancarisation en Côte d’Ivoire ?
Mais pourquoi les ivoiriens n’aiment-ils pas épargner leurs argent en banque ?

Les raisons 

• La pauvreté de certaines couches socioprofessionnelle
http://www.ins.ci/n/templates/docss/env2015.pdf

Une enquête sur le niveau de vie des ménages en Côte d’Ivoire en 2015

Est pauvre en 2015, celui qui a une dépense de consommation inférieure à 737 Francs CFA par jour soit 269 075 Francs CFA par an. Le seuil d’extrême pauvreté correspondant au revenu le plus élevé du décile le plus pauvre (les 10% les plus pauvres de l’ensemble de la Côte d’Ivoire) est de 122 385 FCFA par tête et par individu, soit une dépense journalière de 335 FCFA. iv.
En 2015, il y a eu un recul de la pauvreté car le taux de pauvreté est estimé à 46,3% alors qu’il était de 48,9% en 2008. Comme les années antérieures, la pauvreté est plus accentuée en milieu rural (56,8%) qu’en milieu urbain (35,9%). Les régions contribuant le plus à la pauvreté sont la ville d’Abidjan qui abritent 9,3% des pauvres en Côte d’Ivoire, le Haut Sassandra (7,5% des pauvres), le GBEKE (5,3%) et le TONKPI (5,7%). v. L’analyse de la pauvreté croi
• Le retard dans le règlement des salaires, la précarité de l’emploi et des fins de mois incertaines ne favorise pas l’épargne.
• Mauvais accueil, indiscipline des travailleurs, horaires de fermeture des guichets jamais respecté.
• Lourdeurs administratives des services bancaires
• Les longues files d’attentes…
• Absence de ses structures dans les zones rurales
• Les intérêts

Conséquences

– On dépense utilement, mauvaise gestion des revenus
– Exposés à l’insécurité (braquage…), perte de tout, en cas d’incendie pour ceux qui épargne à la maison
– Emprunts répétés qui entraine le manque de respect
– On ne Contribue pas au développement car ces épargnes permettent de faire des prêts pour la réalisation des projets…
– Plus faciles et plus risqué du côté des mobile money

Propositions

– Facilité la procédure d’épargne et retrait bancaire
– Elargir les heures d’épargne et de retrait
– Améliorer le service interne
– Sensibiliser les populations sur les bienfaits de l’épargne

Astou Koné