Selon une enquête réalisée en  2016, une femme sur trois a déjà subi l’excision, un chiffre qui est en baisse par rapport aux années antérieures. Cette avancée significative est à inscrire l’actif du gouvernement ivoirien.

La Fondation Djigui la Grande Espérance et ses partenaires intensifient leur lutte contre les Mutilations génitales Féminines (MGF). Ils ont organisé du 16 au 17 janvier 2018  au Plateau, un séminaire de formation afin de contribuer à l’élimination de ce fléau. Et ce, à travers  la mise en œuvre de la résolution onusienne  et la loi nationale. Une loi qui  active et renforce les activités de sensibilisation et de plaidoyer.

Selon Gyan Franco Dellalba, président de l’ONG No Peace, Without Justice, partenaire italien de la fondation Djigui, la politique de la lutte contre ce phénomène doit prendre de nouvelles orientions « à partir de la réunion d’aujourd’hui il faut un nouvel engagement pour  que d’autres projets puissent voir le jour. Eventuellement avec l’implication de d’autres contributeurs pour faire en sorte que l’on puisse se donner comme point d’achèvement de nos efforts, l’élimination totale des mutilations génitales féminines ».

Ce séminaire a pour objectif spécifique d’identifier les lacunes et les obstacles face à la mise en œuvre de la loi et envisager des solutions possibles. La fondation Djigui  a réaffirmé son engagement de poursuivre inlassablement ses efforts dans le sentier de l’élimination de ce fléau, à en croire l’Imam Cissé Djiguiba Abdallah, président du conseil d’administration de la fondation « il convient donc d’intensifier nos actions en faveur de l’élimination totale des pratiques traditionnelles affectant la santé reproductive de la femme». Poursuivant, Imam Cissé a sollicité l’appui du gouvernement pour réussir ce pari : « nous voudrons inviter madame la ministre  à prendre en compte les recommandations de ces assises en vue de nous aider à disposer d’un programme national de lutte contre les mutilations génitales féminines », a affirmé le PCA de la Fondation Djigui.

 A la clôture des travaux, l’émissaire du gouvernement a rappelé les sanctions auxquelles s’exposent les exciseuses et leurs complices : « Tout contrevenant est passible de poursuite judiciaire. La sanction vaut aussi pour tout individu qui se fait co-auteur de l’auteur d’une telle pratique. C’est donc la tolérance zéro contre les MGF en Côte d’Ivoire » a martelé M. Coulibaly, représentant le ministre de la Femme et de la Solidarité.

Rappelons que la journée internationale contre les Mutilations Génitales Féminines sera célébrée le mardi 06 février prochain.

Isaac Sounan Koné